Cameroun

Communément appelé l’Afrique en miniature, le Cameroun maintient son rang de première puissance économique en zone CEMAC.

Le Cameroun

Désenclavement agricole, lancement d’unités de production de gaz naturel, exploration des sols miniers… Le Cameroun, déjà leader de la zone CEMAC, la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale, entend conserver sa première place par la mise en œuvre de son Document de stratégie pour la croissance et pour l’emploi. Avec un PIB de 34,8 milliards USD en 2017, pour une population de 25 millions d’habitants, le pays a su faire valoir ses points forts en diversifiant son économie et en modernisant ses infrastructures. Membre de la Francophonie et du Commonwealth, le Cameroun mise toujours plus sur l’agriculture, le gaz et les mines pour limiter sa dépendance au secteur pétrolier.

Les principaux enjeux sectoriels

  • Le Document de stratégie pour la croissance et pour l’emploi
  • Le désenclavement agricole
  • L’émergence de l’industrie gazière
  • L’exploration minière

Le Document de stratégie pour la croissance et pour l’emploi (DSCE)

Pour atteindre l’émergence à l’horizon 2035, le Cameroun s’est doté dès 2010 de son Document de stratégie pour la croissance et pour l’emploi 2010–2020 (DSCE). Produire et distribuer davantage d’énergie, moderniser l’agriculture, développer le secteur industriel, renforcer l’intégration régionale, améliorer la qualité de vie des camerounais, offrir un accès aux services de base... autant d’objectifs prioritaires auxquels le DSCE cherche à répondre depuis presque 10 ans. Le Cameroun met ainsi l’accent sur la création d’une richesse durable et inclusive, et ce de nature à améliorer structurellement l’économie camerounaise et la qualité de vie des populations. Aujourd’hui, la mise en œuvre des objectifs fixés par le DSCE se traduit par exemple par la construction du second port du pays (le port en eau profonde de Kribi), par le développement du complexe industrialo-portuaire, par la réalisation du barrage de retenue de Lom Pangar, par la construction du barrage de Memve’ele (211 MW), ou encore par le bitumage de 2 000 km de routes nationales, départementales et urbaines. Enfin, le DSCE sert de cadre stratégique pour les accompagnements dont bénéficie le Cameroun à l’endroit des bailleurs de fonds.

Le désenclavement agricole

Parce qu’elle reste le plus grand employeur du Cameroun (62% de la main d’œuvre en 2017) et qu’elle représente environ 22% du PIB, les institutions ont choisi de faire de l’agriculture le pilier de l’émergence. Dotée d’un très bon potentiel, elle attire une expertise et des investissements étrangers déjà fortement présents et actifs. Quoique largement sous exploité et encore enclavé, le secteur est soutenu par une très ancienne tradition agricole nationale - notamment dans la province maritime et dans la partie ouest du pays. Ainsi, le désenclavement des régions agricoles, la structuration des filières et l’aménagement du fret portuaire sont des priorités nécessaires au développement d’une activité dynamique à forte valeur ajoutée exportatrice, et qui compte le cacao, le café, le coton, la banane et l’hévéa, pour principales exportations.

L’émergence de l’industrie gazière

Parce que le Cameroun a su diversifier son économie, sa production pétrolière se limite à environ 8% de son PIB pour 23,4 millions de barils en 2017. Le déclin naturel des champs et la baisse des investissements devraient donc confirmer une décroissance du secteur déjà amorcée. Cependant, son économie sera appelée à bientôt rebondir avec l’entrée en production de l’unité flottante de liquéfaction du gaz naturel au large de Kribi. En effet, depuis le 12 mars 2018, le Cameroun est officiellement un pays producteur de gaz naturel liquéfié, notamment grâce à son usine baptisée « Hilli Episeyo ». Les prévisions de production annuelle s’élèvent à 1 200 000 tonnes destinées à l’exportation, 30 000 tonnes de gaz domestique pour les ménages camerounais et 5 000 barils de condensat par jour. En Afrique, le Cameroun rejoint ainsi, sur le marché de la liquéfaction du gaz naturel, le Nigéria et l’Angola.

L’exploration minière

Soutenu par le DSCE, le Document de stratégie pour la croissance et pour l’emploi, le secteur minier camerounais est l’un des domaines prioritaires à la stratégie de l’émergence. Bien que très riche, de l’avis de tous les experts, son potentiel reste encore difficile à valoriser. C’est pourquoi le Cameroun œuvre à favoriser et à encourager la recherche, l'exploitation et la transformation des ressources minérales nécessaires au développement économique et social du pays. Ainsi, les activités exploratoires menées au Cameroun sur 40% du territoire national, ont permis de révéler de nombreuses potentialités, avec notamment le minerai de fer à Mbalam & Kribi, la bauxite à Minim Martap et à Ngaoundal, les diamants à Fongo Tongo, le nickel et cobalt à Lomié, le titane à Akonolinga, l’étain à Mayo Darle, l’or dans la région de l’est et la région du sud-est, le diamant à Mobilong et l’uranium à Poli & Lolodorf. En phase d’exploitation pour certain ou de simple exploration pour d’autres, les estimations annuelles de production sont toutefois impressionnantes : 40 millions de tonnes de fer à Mbalam Nabeba, 2,7 milliards de tonnes de fer à Nkot, 420 millions de carats à Mobilong, 458 millions de tonnes de bauxite à Minim Martap et Nagouandal…

L’Accord de Partenariat Economique (APE) Cameroun – Union Européenne

C’est le 4 août 2016 que le démantèlement tarifaire est devenu effectif entre le Cameroun et l’Union européenne (UE). Sur ses 19 premiers mois d’existence, on comptait 301 importateurs, 2800 opérations effectuées et 843 produits qui avaient donc accédé à des facilités en termes de ligne tarifaire. En avril 2018, la valeur globale des marchandises ayant bénéficié des facilités était de 96 milliards FCFA pour des pertes des recettes douanières estimées à 2,6 milliards de FCFA.

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Lawrence Abunaw

Lawrence Abunaw

Associé, PwC Afrique Francophone

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